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Kaguya, le 7 Octobre 2008 à 22:47
A l'aventure compagnons!
J'étais dans mon village à réparer des chaises en bois
Mais l'aventure, l'ennui étaient en moi
J'avais, oui, une tout siégeant un peu plus loin
J'ai attraper mon canasson, mes bottes et mon gourdin
A l'aventure compagnon
Je suis parti vers l'horizon
J'aurais mieux fait de rester chez moi
La suite vous le dira
Je suis arrivé au lieu-dit trempé par un orage
Ma monture s'est enfuie mais j'ai gardé mon courage
Contournant l'édifice dont la porte était fermée
J'ai glissé dans la boue et puis les chiens sont arrivés
A l'aventure compagnon
Je suis parti vers l'horizon
J'aurais mieux fait de rester au lit
Le donjon il est pourri
Ils ont bouffé ma cape, mes sandwiches et mon boudin
J'ai du abandonné mon sac et fuis comme un vilain
Poursuivi par les bêtes je suis tombé dans un trou
C'était l'entrée secrète qui passait par les égouts
A l'aventure compagnon
Je suis parti vers l'horizon
J'aurais mieux fait de rester au lit
Le donjon il est pourri
J'ai rampé dans la ..., les vermines et les sangsues
J'ai atterri dans un cachot où vivaient trois bossus
Ils m'ont piqué ma veste, mes bottes et mon gourdin
Et ils m'ont balancé dehors à grands coups de pied dans le train
A l'aventure compagnon
Je suis parti vers l'horizon
J'aurais mieux fait de rester au lit
Le donjon il est pourri
J'ai trainé dans les corridors sans arme et déprimé
Egaré dans la tour je suis revenu à l'entrée
Les orcs m'ont vu passé, courant vers la sortie
Ils se demandent encore qui était cet abruti
A l'aventure compagnon
Je suis parti vers l'horizon
J'aurais mieux fait de rester au lit
Le donjon il est pourri
L'histoire étant finie et j'ai voulu rentrer chez moi
En courant sous la pluie, boitant comme un vieux rat
Cherchant une auberge, une paillasse et un cruchon
Je me suis dit l'aventure c'est pas fait pour les couillons
A l'aventure nom d'un chien
J'irai plus faire le malin
J'aurais mieux fait de rester chez moi
A faire des chaises en bois
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Kaguya, le 7 Octobre 2008 à 22:46
La complainte de la serveuse
Je suis accorte damoiselle:
Un mollet souple, un sourire éclatant.
On peut me parler bagatelle
Sans que je m’échappe en hurlant.
Mes cheveux d’or et mes grands yeux
Ont tout pour charmer le manant,
Et mon miroir me répond quand il veut:
“Tu es la reine de céans.”
Alors, pourquoi ne suis-je pas princesse ?
Couverte d’or et de bijoux.
Pourquoi ne suis-je pas duchesse ?
Avec des sujets à genoux.
Mais voila qui je suis en vérité:
Simple serveuse à l’auberge du Donjon.
Aucun tourment ne m’est épagné,
Au milieu de tous ces pochtron.
Des nains ivrognes, de pietres aventuriers,
Voila tout mon lot quotidien.
L’orc videur veille à ma sécurité,
Mais il lorgne surtout son verre de vin
Alors, pourquoi ne suis-je pas princesse ?
Avec mille paladins à mes pieds.
Ou même baronne ou comtesse ?
Tant qu’on m’admire comme il me sied.
Oncques ne vis chevalier à mon bras,
Oncques ne revêtis robe de soie,
Oncques ne chevauche alezan dans les bois,
Oncques oncques oncques.
Quand bientôt l’aube point à l’horizon,
Que le dernier poivrot s’est endormi,
Je ramasse les cruches et les litrons,
Balaie les restes de la nuit.
Ivre de fatigue bien plus que de bière,
Dans ma chambrette sous les toits,
Je m’étale sur ma couche solitaire
Après avoir chassé les rats.
Et dans mes rêves je suis une princesse
Et je n’astique aucun plateau.
Le fils d’un roi me fait promesse
De m’offrir son nom son château.
J’oublie un temps ma vie de rien,
Les cruches à bière et le graillon.
Un jour c’est sûr un noble paladin
M’emmènera loin de ce donjon.
Alors, pourquoi ne suis-je pas princesse ?
Couverte d’or et de bijoux.
Pourquoi ne suis-je pas duchesse ?
Avec des sujets à genoux.
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Kaguya, le 7 Octobre 2008 à 22:41
Les souliers de Lady FaeSoufflent les vents, tonne l'orage
Pleurent les enfants
Dans leur lit sans bouger
Nul ne sait jamais les consoler
Sans raconter l'histoire de Lady Fae
Soufflent les vents, tonne l'orage
Jusqu'à l'horizon les badauds envoutés
Nul ne sait les ignorer chanter
Les vertus magiques des souliers de Lady Fae
Soufflent les vents, tonne l'orage
Lorsqu'on l'apperçoit on ne peut l'oublier mais
Nul ne sait jamais la rattraper
En suivant les traces des souliers de Lady Fae
Soufflent les vents, tonne l'orage
En haut de la colline elle a sa maisonnée
Nul ne sait espérer l'approcher
Sans porter les souliers de Lady Fae
Soufflent les vents, tonne l'orage
Elle prend de sa main la vie des étrangers
Nul ne sait fouler la route aux souliers
Sans trouver la mort aux portes de Lady Fae
Soufflent les vents, tonne l'orage
Celle qui tient le fort reste une fille à marier
Elle attend le jour où l'un deux va passer
La porte de la demeure de Lady Fae
Soufflent les vents, tonne l'orage
L'un d'eux s'est épris de la belle aux souliers
Il traverse les champs de fêlons statufiés
Sans quitter des yeux le chateau de Lady Fae
Soufflent les vents, tonne l'orage
Il n'a que faire des légendes oubliées
En poussant la porte il espère trouver
Ces yeux qui le hantent ce sont ceux de Lady Fae
Soufflent les vents, tonne l'orage
En voyant sa promise il s'est agenouillé
Puis demandant sa main déposa un baiser
Sur les souliers enchantés de Lady Fae
Depuis ce temps tous les enfants sages
Ont écoutés mille fois cette chanson du passé
Par delà le fort ils se sont épousés
Laissant derrière eux les souliers de Lady Fae...
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